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L’achat des titres d’une société

Quelles peuvent être les motivations pour un achat des titres dans le cadre de la reprise d’une PME ?

Transmission familiale

Dans le cas d’une reprise familiale d’une PME, le propriétaire effectue un apport du fonds dans une société nouvelle créée à cette occasion pour ses besoins.
Les titres de la PME reprise seront plus facilement répartis au moment de la succession.
Si l’un des héritiers a l’intention de reprendre la société, il devra racheter une partie ou l’ensemble des titres des héritiers.

Achat des titres d'une société dans le cadre d'une reprise en BelgiqueUn moindre apport financier pour prendre le contrôle

Il n’est pas nécessaire d’acquérir 100% du capital pour prendre le contrôle d’une PME. Pour une SARL, il suffit d’avoir plus de 50 % des parts sociales pour décider de la politique de gestion et de l’affectation des bénéfices. Si une personne détient 75% des parts, elle en a le contrôle.
Selon la capacité financière de la personne, il est possible d’augmenter sa participation dans le temps.

L’achat des titres signifie « l’achat en bloc »

Contrairement à l’achat d’un fonds de commerce, lors d’une reprise de PME en société, le repreneur ne peut pas choisir ce qu’il reprend. Ainsi, il ne peut plus maîtriser les risques liés au passif antérieur de la société car celui-ci est intégré dans l’achat en bloc.
Le propriétaire, lors de la reprise de la PME, détient alors des droits proportionnels à sa participation au capital de la société pour percevoir des bénéfices ou répondre aux dettes antérieures ou actuelles.

A quel prix ?

La valeur de PME lors de sa reprise est plus difficile à déterminer qu’un fonds car elle est fondée sur l’évaluation de l’actif et du passif de l’entreprise.

Il est d’usage de faire appel à la société du conseil vendeur pour effectuer cette valorisation. La société de conseil sera en mesure de calculer la valeur de l’entreprise lors de l’opération de reprise selon des méthodes différentes adaptées à la PME concernée.

Existe-t-il des garanties légales pour l’achat des titres ?

Lors d’une reprise de pme en société, les garanties légales sont faibles. En effet, l’achat des titres ne donne pas de droit sur le fonds dont la société est propriétaire. Dans le cas où il n’existe pas d’engagements spécifiques, l’acheteur peut difficilement agir contre le vendeur.

L’acquéreur pourra se retourner contre le vendeur s’il prouve que :
– La société reprise est privée de son patrimoine
– Le vendeur a agi de manière à vicier le consentement de l’acheteur

La garantie de passif est devenue indispensable

Comme les garanties légales sont faibles lors d’une reprise de PME, il est nécessaire de prévoir une garantie contractuelle : la garantie de passif.

Cette garantie permet de se protéger lors de la reprise de la PME, contre tout passif non comptabilisé au bilan dont l’origine est antérieure à la cession. Il faut énoncer de façon explicite et précise les événements dont la cause est antérieure à la reprise de la PME qui permettent de déclencher cette garantie. Ces événements peuvent être un redressement fiscal ou social, actes en responsabilité pour exemple.

Il existe deux types de clauses : la garantie de passif pure et la clause de révision du prix.

La garantie de passif pure
Lors d’une reprise de PME, le vendeur s’engage à désintéresser les créanciers révélés postérieurement à la reprise de la PME ou à rembourser les dettes révélées après la cession pour que la PME reprise puisse apurer ce passif.

La clause de révision du prix
Pour toute reprise de PME, cette clause est généralement utilisée quand le paiement du prix est échelonné dans le temps. Le vendeur s’engage à rembourser directement à l’acheteur la différence de valeur des titres liée au passif révélé, ce qui revient à une réduction du prix.

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